Ce blog présente la problématique de la gestion des déchets ménagers, en particulier la question de la prévention
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Poubelle
Site Belge ayant comme objectif de faire réfléchir
par une touche humoristique à la relation entre achats de
produits et production des déchets qui en découlent
http://www.poubelle.org
Actuellement, 44% des déchets wallons finissent dans les "Centres d'enfouissement technique". En 2010, le ministre wallon de l'Environnement, Benoît Lutgen, veut réduire cette proportion à 10%. Concrètement, seuls les déchets ultimes, c'est-à-dire les déchets qui ne peuvent faire l'objet d'une quelconque valorisation ni même incinération, devraient se retrouver dans les décharges.
Une hiérarchie est donc établie dans les modes de gestion des déchets. La primauté sera donnée à la prévention. Des efforts importants peuvent encore être accomplis dans certaines régions de Wallonie. A Neufchâteau, on compte quelque 80 kilos de déchets par an et par habitant contre 380 à Mont-Saint-Guibert, a expliqué M. Lutgen. Viendront ensuite la valorisation en privilégiant le reyclage et puis la co-incinération, et enfin l'élimination en privilégiant l'incinération.
La fiscalité régionale qui frappe les différents types de déchets sera harmonisée pour éviter des fraudes et faire passer des déchets d'une catégorie à l'autre. Des nouveaux équipements seront créés. Vingt nouveaux parcs à conteneurs vont être aménagés et quarante seront étendus. Des unités de bio-méthanisation, en particulier agricoles, seront développées, etc. Un budget supplémentaire de 3 millions d'euros est prévu pour la sensibilisation à la prévention.
La nouvelle stratégie régionale reposera sur un plan financier d'investissements de 400 millions d'euros. Ils seront étalés jusqu'en 2010 et 193,6 millions viendront de subsides. Environ 650 nouveaux emplois directs seront créés. Il faudra y ajouter les emplois issus des entreprises d'économie sociale. Le gouvernement wallon veut en effet intensifier la réutilisation comme mode de gestion de déchets, c'est-à-dire une activité dans laquelle l'économie sociale est très présente.
Un projet adopté par le gouvernement impose en outre de s'inscrire dans un partenariat avec un opérateur privé pour le traitement des déchets industriels.
Certains changements concerneront directement le consommateur. La stratégie du gouvernements prévoit d'instaurer progressivement le principe du "coût-vérité" à partir de 2008. Celui-ci connaîtra différentes modalités d'application qui tiendront compte notamment de la composition des ménages. Divers point pratiques devront aussi être réglés comme l'établissement d'une structure de coût unique pour toutes les communes wallonnes.
(D'après Belga)
Belga Déchets : Rennes Métropole adopte les conteneurs enterrés (27/02/2007)
La communauté d’agglomération rennaise confirme sa volonté de passer à un nouveau mode de collecte participative.![]() |
Bien que les concepts qu’elle recouvre restent mal circonscrits, nous pouvons tenter de définir ce qu’on peut entendre par « prévention en matière de déchets ».
La prévention de la production des déchets peut être définie comme l'ensemble des mesures et des actions amont (notamment au niveau de la conception, de la production, de la distribution et de la consommation d'un bien) visant à :- Réduire les quantités de déchets produits ;
- et/ou réduire leur nocivité ;
- et/ou améliorer leur caractère valorisable.
Dans un contexte de développement durable, on peut compléter cette définition en ajoutant que la prévention doit aussi prendre en compte les impacts économiques et sociaux de la gestion des déchets et qu'elle ne doit pas se faire au détriment d'un autre impact sur l'environnement (eau, air, énergie, sol).
- sur le produit avec l'allègement, la miniaturisation, l'amélioration de la durabilité ou de la réparabilité, l'amélioration du coefficient volumique de l'emballage ou sa réutilisation ;
- par la modification des comportements d'achat des acteurs : des particuliers, des collectivités ou des entreprises ;
- par le développement de la pratique de gestion domestique des déchets (notamment du compostage individuel) ;
- par le développement du réemploi.
Les mesures quantitatives doivent être accompagnées de mesures de prévention qualitatives :
- la réduction de la nocivité des déchets ;
- l'amélioration du caractère valorisable des déchets.
La prévention se fait donc, d'une part sur les déchets issus des produits en fin de vie et d'autre part sur les déchets générés au cours du cycle de vie du produit.
Source :http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?id=11433&m=3cid=96
Après avoir été
collectés, les déchets sont traités selon différents procédés.
La politique de gestion des
déchets ménagers, initiée par les pouvoirs publics, oblige les collectivités
locales à privilégier la valorisation des déchets.
Cette valorisation peut prendre plusieurs formes : matière, organique et
énergétique.
1. Traitement avec valorisation
Les déchets ménagers recyclables sont donc récupérés, triés
matériau par matériau puis renvoyés vers leurs filières de production d'origine
ou destinés à des applications générant des produits spécifiques
On peut également parler de
valorisation matière pour les matériaux récupérés à l'issue de
l'incinération des déchets : les mâchefers, les ferrailles et
l' aluminium.
Le compostage consiste en une fermentation aérée contrôlée qui aboutit à la
production d'un composé organique, le compost. Ce dernier peut ensuite être
valorisé dans l'agriculture, notamment pour régénérer les sols.
La méthanisation est par contre un
procédé de fermentation sans insufflation d'air, qui aboutit à un dégagement de
biogaz pouvant être récupéré.
Pour en savoir plus : http://jfeugene.zeblog.com/
Un traitement thermique permet de brûler les déchets ménagers dans des
fours aménagés à cet effet. L'énergie dégagée dans cette opération est ensuite
récupérée.
On
produit ainsi de la vapeur pour
alimenter des systèmes de chauffage, et de l'électricité grâce à des turboalternateurs.
La thermolyse, ou pyrolyse, est
un nouveau procédé basé sur une réaction thermique due à l'absence d'oxygène.
Ctte
réaction se traduit par une décomposition des matières organiques qui sont
transformées en combustibles solides (charbons pouvant faire ensuite l'objet de
combustion), gazeux, et éventuellement liquides (hydrocarbures).
2. Les autres types de traitements
On
parle d'incinération simple lorsque l'énergie
produite lors de la combustion n'est pas récupérée. Comme pour
toute incinération, celle-ci conduit à une forte réduction des volumes des
déchets et à une minéralisation de ceux-ci (mâchefers utilisés dans les travaux
publics en sous couche routière notamment). Les principaux polluants présents
dans les déchets entrants, se concentrent dans les fumées. Ces dernières sont
donc dépolluées avant rejet dans l'atmosphère.
La mise en décharge
L’enfouissement, appelé aussi mise en décharge, est réservé aux
déchets dits « ultimes ». Ce terme désigne les déchets dont on a extrait
la part valorisable ou qui ne sont plus susceptibles d’être
traités dans les conditions techniques et économiques du moment.
Signalons
qu’en Belgique, on parle maintenant de centre d’enfouissement technique (CET).
Ces derniers échelons de la hiérarchie sont à décourager
et la meilleure façon de le faire est de travailler en amont, par des mesures
de prévention.
Isséane opérationnelle en octobre
« Isséane », c’est la nouvelle unité du Syndicat intercommunal de traitement des déchets ménagers (Syctom) dont disposera l’agglomération parisienne afin de traiter les ordures ménagères d’un million d’habitants repartis sur 17 communes des Hauts-de-Seine, 3 des Yvelines et 5 arrondissements de l’ouest parisien. Elle devrait être opérationnelle pour octobre.
Construite à Issy-les-Moulineaux et enterrée aux deux tiers, elle se compose d’un centre de tri et d’installations de production d’énergie qui permettront de fournir en chauffage et en eau chaude sanitaire 79.000 logements via la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU), de subvenir à ses propres besoins en électricité et de revendre le surplus de sa production à l’EDF.
Ainsi, la production d’énergie, chaleur et électricité dégagera un chiffre d’affaires annuel de 11 millions d’euros. Elle permettra également de baisser le coût du traitement de la tonne d’ordures à 80 euros la tonne environ, celui de la collecte sélective étant évalué entre 100 et 120 euros la tonne.
Concernant les rejets, ils seront normalement en dessous des normes. Sa capacité de traitement, inférieure à celle de l’ancienne unité, s’inscrit dans un contexte de baisse du volume des déchets sur l’agglomération parisienne.
Dans une volonté de diversification des modes de traitement, le Syctom prévoit la construction de trois usines de méthanisation en Seine –Saint-Denis.
> Pour en savoir + : www.syctom-paris.fr
Le recyclage a le vent en poupe
La question du recyclage et de la valorisation des déchets a occupé une place importante au sein des débats à l’occasion du 22ème salon Pollutec.
Le secteur du recyclage est en pleine mutation et c’est principalement du à la hausse du cours des métaux, ainsi que celle du cours du pétrole qui incite à se tourner vers de nouvelles sources d’énergie (la méthanisation des déchets organiques offre, par exemple, une énergie nouvelle). Philippe Leblanc, directeur général de Séché Environnement confiait au Monde: “Aujourd’hui, nos salariés sont fiers du métier qu’ils exercent, car il est perçu comme ayant un véritable intérêt social”.
Mais ne nous leurrons pas, l’essor du secteur du recyclage est avant tout économique, l’aspect environnemental venant redorer l’image du secteur.
La valorisation modifie les conditions d’exercice de l’activité. Elle est désormais concentrée sur deux axes: le tri et les débouchés. Les recherches sont donc orientées en ce sens, avec pour objectif la diminution maximun de la part des déchets “ultimes”, ceux qui nécessitent un enfouissement ou un stockage.
| Nous produisons 3 fois plus de déchets qu’en 1950. Et ces déchets, il faut bien en faire quelque chose ... dans le respect de l’environnement et de la santé des habitants. A Bruxelles, les déchets du sac blanc sont incinérés. Réduire les quantités incinérées est un enjeu majeur qui passe par le tri mais aussi la prévention à la source. Comment réduire vos déchets ? Suivez les conseils proposés par l'IBGE : http://www.ibgebim.be/francais/contenu/content.asp?ref=2338 |